TAROTS DE MARSEILLE – ORIGINE & GENERALITES DE BASE

Version favorite de LA VOIE DES LAMES

1 – Où & quand ?

On leur attribue toutes les origines, des plus anciennes : égyptiennes, chaldéennes ou hébraïques ; aux plus éloignées : chinoises, hindoues ou même extraterrestres…

Nombreux aussi sont les groupes qui s’en sont revendiqués, des maçons aux soufis, des gitans aux juifs, ils sembleraient venir de tous et de partout. Toutefois, ma grand-mère leur attribuait une origine italienne. Je ne l’ai pas vraiment connue, précisa Jo en aparté, elle est morte quand j’étais petit, mais ma mère et ma tante sont des adeptes convaincues et des disciples prolixes des paroles de leur mère, alors forcément j’ai entendu pas mal de choses, se disculpa-t-il avec un sourire gêné de ses compétences douteuses en arts divinatoires. D’après elles, ils seraient nés aux alentours de la Renaissance, imaginés par un prêtre, un des plus grands savants de cette époque. Il avait créé une école à Florence au temps des Médicis, et sur le modèle d’un autre jeu de cartes destiné à aider les étudiants en droit, il aurait conçu celui-ci pour que ses jeunes acquièrent en s’amusant des principes de philosophie. Il s’appelait Marsilio Ficino, précisa-t-il avec son plus bel accent des rives de l’Arno, le nom des Tarots de Marseille viendrait du sien, mais… toujours selon ma grand-mère… cette origine se serait perdue parce que le prêtre avait dû faire profil bas face à l’inquisition et évité de promouvoir son système d’apprentissage. Les déformations des rumeurs et des bouches à oreilles murmurées dans le dos de l’église, les auraient fait renaitre à Marseille vers la fin du dix-huitième, début du dix-neuvième siècle quand l’ésotérisme est devenu à la mode. Les imprimeurs de jeux de cartes de la ville n’ont été que trop contents de satisfaire à cette demande et de rééditer ce Tarot en de multiples versions… et pas que ceux de Marseille du reste.

Extrait du roman : LA CITE DU PAPE
« Marsilius Ficinus enseignant » (1 pl. coloriée ; 10 x 15,5 cm), Strasbourg. Coll. de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.

2 – Pourquoi & comment ?

— Les arcanes majeurs sont au nombre de vingt-deux et décrivent la progression du Bateleur, le jeune apprenti de la lame I, sur la voie des connaissances, de la connaissance et de la sagesse libératoire.

Il n’était pas mécontent de son raccourci, l’accumulation des savoirs n’est rien si on n’en synthétise pas la quintessence, cela seul permet d’avancer vers leur maitrise.

— Vous les avez disposées en trois lignes qui représentent les trois grandes phases de cet apprentissage. La première correspond au développement personnel initial, grâce à l’étude avec des maitres extérieurs. C’est le septénaire des principes, de l’initiation sociale. La seconde est celui des lois, c’est l’entrée dans la vie pratique, la rencontre avec l’autorité, la société et ses lois. L’initiation est intellectuelle et les maitres intérieurs. Dans la troisième ligne, l’homme se retrouve face à ses pulsions, ses désirs. C’est la phase d’accomplissement et d’épanouissement. C’est le septénaire des faits, l’initiation est spirituelle et les maitres cosmiques.

— La vingt deuxième lame, LE MAT, celle qui n’a pas de numéro et ne peut être classée exprime diverses choses en fonction des tirages et des questions, mais elle symbolise le plus souvent le disciple à un moment ou un autre du chemin, pendant qu’il suit la voie ou s’il s’est égaré et s’en est éloigné ou à l’issue de ce parcours en homme libre et accompli. Il est en quelque sorte l’évolution du Bateleur.

Extrait du roman : LA CITE DU PAPE

3 – De l’art de la question

La Question. Un essentiel pour ceux qui souhaitent obtenir des réponses des cartes. Sans la bonne question, la réponse ne vaut rien.

Les Tarots n’apportent pas une solution toute faite au problème du consultant, c’est l’analyse et l’introspection qui aident… Ils interrogent les savoirs que nous portons en nous. pour obtenir la bonne réponse, il faut poser la bonne question, celle qui permet d’interroger ces savoirs… Elle ne doit être ni trop vague, genre « Vais-je réussir ma vie ? » Parce que là, tout dépend du point de vue. Pour certains, être heureux et en bonne santé, même s’ils ne disposent que de peu, suffit à les satisfaire, alors que d’autres ne conçoivent pas l’existence sans gloire ou nombreuses possessions matérielles… Les morceaux de cartons ne sont pas aptes à faire la différence. Cette question ne doit pas être non plus trop fermée, n’autorisant qu’une réponse par oui ou par non.

Extrait du roman : LA CITE DU PAPE
SOCRATE – Père de l’art de la question
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