William Shakespeare dans Les sources de la Papesse

SHAKES PAPESSE

 

1 le monde

« – Oh, mon petit Jo, excuse-moi, je ne t’avais pas reconnu, tu as changé », elle ajouta en lui faisant un clin d’œil « – Toi aussi ! » Elle avait gardé toute sa tête et son humour… Il en fut soulagé. D’autant plus lorsqu’elle enchaina « – Je ne t’ai pas vu depuis longtemps. Comment va le monde ? » Il sourit, se rappelant ce petit jeu de son année Shakespeare et répondit « – Il s’use, Joséphine, en vieillissant ! »

corps jardin

Qu’ils étaient difficiles ces chemins. Raides. Caillouteux. Toujours à monter. Son cœur accélérait et son souffle devenait court. Et à descendre… Il n’arrivait pas à se relâcher, oubliait de respirer, surveillant ses pieds. Il s’obligea à ralentir, à souffler plus. Il continua à courir en s’encourageant « – Allez ! Tu t’accroches… Ton corps est un jardin et ta volonté est le jardinier ! Tu y crois jusqu’au bout ! » Et, il s’accrocha… jusqu’à la dernière petite draille escarpée qui le ramena à la route. Qu’il monta même en accélérant un peu.

Le secret de l’agent secret !

tromper le monde

Il n’était pas, de nature, très coquet, mais savait la nécessité du « paraitre ». « Pour tromper le monde, ressembler au monde », il pratiquait depuis longtemps ce précepte issu d’un autre temps et savait faire ce qu’il faut pour ressembler à ce qu’il voulait,

4 poignard sourire

Plongé dans ses réflexions, il s’aperçut d’un coup que l’autre s’attendait à ce qu’il participe à la conversation. Il essaya de se remémorer ses dernières paroles et sortit ce qui lui passa par la tête « – Oui, il y a parfois des poignards dans les sourires ». Ce qui lui valut un regard étonné.

— Vous avez raison, je le savais pourtant, mon nouvel assistant était toujours tout sourire, très sympathique, toujours disponible, enthousiaste pour mes idées. J’avais vraiment confiance en lui…

5 sourire scélérat

Aucune autre réponse intelligente ne lui venant à l’esprit, Jo se contenta d’une sentence dans le même genre que la précédente

— « On peut sourire et sourire et pourtant être scélérat »

Un nouveau coup d’œil encore plus étonné lui répondit

6 seconds mariages

« Les seconds mariages sont déterminés par de vils calculs d’intérêts, jamais par l’amour », c’est Shakespeare qui disait cela… dans Hamlet précisa-t-il, pour que l’autre ne croie pas qu’il se moque et pensant qu’il ferait bien de s’en souvenir pour lui-même.

— Ah, mon histoire est une vieille histoire et je ne devrais pas m’étonner de ce qui m’arrive !… Tu es un taciturne érudit donc !… se moqua son interlocuteur.

7 fourberie

Jo retint sur ses lèvres une nouvelle citation qui le démangeait « – Le fourbe ne se voit jamais de face qu’à l’œuvre » issue, elle, d’Othello, autre grand embrouillamini shakespearien et se contenta de regarder l’homme, gardant un air penaud et intéressé, histoire de se faire bien voir et de ne pas en rajouter à sa rancœur rancunière potentielle. L’association des mots lui fit venir un sourire qu’il essaya de maitriser et de transformer en une mimique d’excuses. L’homme lui sourit en retour

genre d'homme

— Hum ! fit-il et rien d’autre ne lui venant à l’esprit ajouta, « Ce genre d’homme est dangereux », encore une citation de Shakespeare, il en avait une belle panoplie…

Moi aussi, j’aime Shakespeare. En plus d’être un génie de la poésie c’était un petit gars malin qui connaissait bien le nature humaine.

J’ai regroupé ici les citations qui m’étaient revenues  ou que j’avais recherchée pour la circonstance, lors de l’écriture de « Les sources de La Papesse ». En ai-je oublié ? à vous de me le dire.

 

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