William Shakespeare dans La voie du Bateleur

TITRE

 EXTRAIT DU ROMAN

Jo sourit tout seul. Il avait passé un bac littéraire qui avait réussi à laisser quelques traces ! Un peu aussi, se sentant obligé par son nom… Il s’était intéressé à Shakespeare et souvent des morceaux de vers lui revenaient !… Non pas qu’il veuille « péter plus haut que son cul !.. », mais avec son patronyme, la répartie culturelle avait été, à l’occasion, un bon moyen de défense vis-à-vis de profs, de supérieurs ou autres personnages profitant parfois de leurs positions dominantes pour se moquer à bon compte !… Bien que le manque de culture générale aidant, il n’ait pas été bien souvent dérangé. Il aimait les citer, avec plus ou moins d’exactitude, trouvant que ces paroles, pourtant issues du seizième siècle s’adaptaient dans bien des cas au monde actuel.

 

La Voie du Bateleur

Le patron se tourna vers lui et le salua « — Ha ! Mercucio, ça va ? Je ne t’ai pas vu arriver ». Comme souvent à l’énoncé de son nom, Jo se prit au jeu et ne put résister et terminant ainsi la réinstallation de son personnage de forain, il s’exclama haut et fort.

— La peste soit de ta maison, Sauveur, il n’y a encore rien pour s’essuyer les mains dans tes toilettes !

genre d'homme

« — Oui, il faut toujours se méfier des hommes gris – ce genre d’homme est dangereux ! » affirma-t-il en souriant, comme si c’était une évidence.

fou

« — Il y en avait deux exemplaires désespérés ce matin au marché, l’air tout droit sortis du métro, jolis costumes, propres sur eux, mais je ne suis pas fou et moi, c’est par vent de nord nord-ouest que je distingue un faucon d’un vrai… Je ne leur aurais pas confié mon portefeuille ! » glissant dans une libre adaptation de son référent favori une allusion à l’éventuelle profession des hommes.

vetement

Tu vois l’espèce de chapeau que tu portais ressemblait à ça. Les couleurs de tes vêtements, tes boucles blondes et l’air vaguement hagard, c’était tout à fait lui. Et, comme « le vêtement révèle souvent l’homme », j’ai décidé de te filer un petit coup de main !

tromper le monde

Quand on veut passer pour quelqu’un d’autre, il faut avoir l’air de ce que l’on veut être. « Pour tromper le monde, ressembler au monde » l’idée n’était pas de lui… et pas nouvelle non plus !

bruit

Tout ça, c’était surement « beaucoup de bruit pour rien »… Il s’était enflammé avec cette histoire de Bateleur, sans doute parce qu’il s’ennuyait et ne voulait pas le reconnaitre…

langue

Jo attendit quelques instants puis constata « — Ipso facto on se comprend, “surveille ta langue aussi longtemps que tu vivras”… et tu vivras longtemps, ajouta-t-il, juste histoire de faire un bon mot et de lui mettre un peu la pression…

Coffret d'argent

— « Qui choisit le coffret d’argent aura ce qu’il mérite ! »

parler juste

« — Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste, alors c’est le moment… » dit-il.

Kévin s’agita un peu puis poussant un long soupir se laissa aller en arrière, posant sa tête sur le dossier, les yeux tournés vers le plafond.

— Tu sais, je suis super intelligent !

« — En voilà une bonne nouvelle, pensa Jo, ça commence bien… » Il ne fit cependant pas de commentaires et l’autre poursuivit sans le regarder.

 plaie des temps

— Le principal, lui assura Jo, c’est que toi tu t’en rendes compte. De fait « C’est la plaie du temps quand les fous mènent les aveugles ! » ajouta-t-il en lui donnant un coup de coude.

 le pire

— On ne peut pas dire que tu fasses dans la finesse, dit-il à Patrick, et les autres acquiescèrent bruyamment. Mais, je te remercie et vous tous aussi, de savoir qu’« Auprès de plus mauvais encore, n’être pas le pire c’est déjà mériter l’éloge ! »

Seule Élisabeth, la silencieuse érudite, l’approuva d’un battement de paupières et d’un fin sourire… Changeant de référentiel de citations il ajouta

— Et qu’il y a du bon en chacun !

partir

il enchaina les mouvements avec en arrière-pensées « Bouge ! Bouge ! “Tu dois partir et vivre ou rester et mourir !” » et la vision de sa main sur la manivelle de la Roue !

Moi aussi, j’aime Shakespeare. En plus d’être un génie de la poésie c’était un petit gars malin qui connaissait bien le nature humaine.

J’ai regroupé ici les citations qui m’étaient revenues  ou que j’avais recherchée pour la circonstance, lors de l’écriture de La voie du Bateleur. En ai-je oublié ? à vous de me le dire.

 

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